Confierais-je a l'aube qui se leve,
Qu'il etait docile, tendre et roux? -
Un etrange hote de mon reve,
Un apprivoisable kangourou.
Il cueillait les touffes de feuillage,
Il me contemplait en les machant,
S'approchant ensuite avec courage,
Ses sautees, ces cris, c'etait marrant.
Ces caresses etaient si maladroites,
Et pourtant, j'adore le caliner
Pour quе ces beaux yeux marrons eclatent
En joyeux triomphe spontane.
Tous les jours, ardente et miserable,
Sans fatigue j'attends a la fenetre
S'il n'arrive, l'unique, l'irremplacable -
Celui-la que j'aime de tout mon etre!
Mes pensees sont pleines de tristesse,
Ma memoire est un immence trou.
Je voudrait te faire des caresses
Comme ce docile kangourou.